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Korvettenkapitän Helmut Rosenbaum

capitaine des U-2 et U-73

par Axel Urbanke

Faire le portrait d’un capitaine de sous-marin aussi célèbre qu’Helmut Rosenbaum est une entreprise difficile. Tant a été dit et écrit à son sujet et telle est l’abondance de la documentation que dépeindre le portrait de cet homme en quelques traits pousse immanquablement à omettre des détails de sa vie et à simplifier les événements qui l’ont émaillée. Ce genre de biographie risque donc de passer pour du travail à la pièce. Aussi ne nous pencherons-nous dans les lignes qui suivent que sur des faits peu connus et des détails obscures de la vie de cet officier hors du commun.

Fils d’enseignant, Helmut Rosenbaum voit le jour à Döbeln, près le Leipzig, le 11 mai 1913. Bachelier, il s’engage dans la Reichmarine comme aspirant à l’âge de 19 ans. Le voilà cadet de marine. Il s’embarque pour une croisière d’un an à l’étranger Puis, sa formation d’officier fait alterner divers cours avec des périodes d’affectation à la mer. Promu Leutnant zur See

le 1er janvier 1936, Rosenbaum est muté à l’école des sous-mariniers exactement 13 mois plus tard. Deux mois de plus et le voilà à la U-Flottille Saltzwedel.

Il sert alors en tant que WO à bord de l’U-35 et de l’U-27. Au cours de cette période, son temps de service est entrecoupé de périodes de cours et d’état-major. Entre novembre 1938 et mars 1939, il est 1 WO à bord de l’U-26 pendant la Guerre Civile espagnole.

Rosenbaum prend son premier commandement le 17 mars 1939 avec l’U-2, à bord duquel il n’effectue que deux courtes patrouilles début 1940. La première (en mars) l’emmène en Mer du Nord, alors que la seconde le fait prendre part à l’exercice Weserübung qui se déroule au large des côtes méridionales de la Norvège.

Le 30 septembre 1940, Rosenbaum, déjà promu Kapitänleutnant, prend le commandement de l’U-73, un Type VII B flambant neuf lancé aux chantiers Vulkan de Brême et qui sera rattaché à la 7. U-Flottille de Kiel.

Lors de l’entraînement en Mer Baltique au cours de l’automne 1940, l’U-73 de Rosenbaum entre en collision avec l’U-97. Sa coque extérieure gravement endommagée, le submersible parvient à rejoindre Danzig pour réparer. C’est chose faite début 1941 et le sous-marin reprend la mer depuis Kiel le 4 février pour sa première patrouille dans l’Atlantique Nord. Il achève cette mission inaugurale le 2 mars, lorsqu’il gagne la base de la 2. U-Flottille à Lorient. Rosenbaum vient de revendiquer un navire coulé.

Quand il rentre à la nouvelle base de la 7. U-Flottille à Saint-Nazaire à l’issue de sa deuxième patrouille (du 25 mars au 24 avril 1941), son sous-marin arbore cinq fanions qui symbolisent autant de victoires remportées contre le convoi SC 26.

Ces succès font l’objet d’un communiqué de la Wehrmacht le 4 avril 1941.

La troisième patrouille (du 20 mai au 24 juin 1941) est moins fructueuse. Après une longue recherche et des problèmes de mise à feu de ses torpilles, l’U-73 place un premier coup au but contre un steamer de 4.000 GRT le 4 juin 1941. Une seconde torpille traverse la coque du vapeur mais n’explose pas. Rosenbaum tente de faire surface pour achever sa victime. Survient alors un destroyer qui le force à regagner les profondeurs. Une poursuite s’engage au cours de laquelle l’U-Boot subit des dégâts qui l’obligent à regagner Saint-Nazaire.

Les deux patrouilles suivantes menées dans l’Atlantique (du 7 août au 7 septembre 1941 et du 11 octobre au 11 novembre de la même année) se soldent par un échec: aucun fanion de victoire n’orne le sous-marin à son retour. A chaque fois, Rosenbaum n’est pas parvenu à intercepter les convois, soit parce qu’il en était trop éloigné, soit parce qu’il était à court de carburant. Après le succès de ses deux premières patrouilles à bord de l’U-73, Rosenbaum connaît la malchance d’un capitaine de sous-marin.

Le 4 janvier 1942, son U-Boot largue les amarres à l’entame d’une nouvelle croisière opérationnelle. Cinq jours plus tard, alors qu’il navigue à l’ouest du Portugal, Rosenbaum reçoit un message du B.d.U.: ordre lui est donné de gagner la Méditerranée.

Cette nouvelle ne semble guère enthousiasmer le Kapitänleutnant qui écrit dans son journal de bord: “C’est donc un au revoir à l’Atlantique!“. Dans la nuit du 13 au 14 janvier, le submersible réussit à traverser le détroit de Gibraltar sans trop de problèmes

Le voilà dans les eaux plus tièdes de la Méditerranée. Après de brèves escales à Messines et Salamine, l’U-73 reprend sa mission qui consiste à intercepter tout convoi ravitaillant Tobrouk. Dans la nuit du 3 février, Rosenbaum repère deux destroyers au large des côtes africaines. A 23h05, il leur expédie une salve de torpilles. Peu de temps après, deux puissantes explosions retentissent.

A travers son périscope, Rosenbaum n’aperçoit plus que l’un des bâtiments ennemis. Pourtant, sa revendication n’a toujours pas été confirmée par un rapport allié mentionnant le naufrage d’un bâtiment de guerre. Quoi qu’il en soit, l’U-73 entre dans la rade de La Spezia le 12 février.

La patrouille suivante (du 16 au 26 mars 1942) est non seulement infructueuse mais manque aussi de tourner au drame. Le sous-marin en réchappe de justesse quand, bombardé par un avion surgi de nulle part, l’U-73, qui naviguait alors en surface, doit plonger de toute urgence pour remonter aussitôt car l’explosion des projectiles l’a sérieusement endommagé. Mais, chance inouïe, l’assaillant en reste là! L’U-Boot est néanmoins en danger: il n’est plus en mesure de plonger et ses radios sont hors d’usage. Pourtant, parant toute menace aérienne, il parvient à regagner La Spezia le 26 mars, à la grande surprise de la 29. U-Flottille qui l’avait déjà porté disparu. Suit une longue période en cale sèche au cours de laquelle l’U-73 pense ses plaies

(*). Les réparations prennent tellement de temps que la majorité de l’équipage est dispersée au gré d’affectations diverses.

Il faut attendre le 4 août pour que le submersible reprenne du service. Ce jour-là, il quitte La Spezia pour sa huitième patrouille.

A son bord, les nouveaux venus sont nombreux: le 1 WO, le LI, deux officiers, deux sous-officiers, sept matelots et un correspondant de guerre.

Selon le journal de bord, Rosenbaum considère son nouvel équipage comme quasi inapte au service à la mer et qualifie le travail exécuté par le chantier naval de “Schluderarbeit“ (travail bâclé) car son bâtiment est victime de plusieurs avaries et défauts. Mais il écrit aussi: “je veux aussi pouvoir me tirer enfin d’ici.“ Pour couronner le tout, une sorte d’épidémie de dysenterie commence à décimer son équipage!

Mais un agent travaillant pour les Allemands signale bientôt un convoi pour Malte. Il consiste en 13 cargos et un tanker. Prenant part à l’opération Pedestal, le convoi est escorté par la Force H et des unités de la Home Fleet.

Le 11 août à 11 heures, Rosenbaum repère le convoi et le porte-avions Eagle. Glissant au travers des mailles du filet de sécurité tendu par sept destroyers, il expédie une gerbe de torpilles en direction du porte-avions à 13h15. Le premier projectile frappe l’Eagle au bout d’une course de 32 secondes. Il est suivi par les trois autres un bref instant plus tard. Et cela, sans inquiéter Rosenbaum qui quitte le convoi sans être poursuivi. Huit minutes plus tard, le porte-avions sombre au sud de Majorque (îles Baléares) par 38°05’ N et 03°02’ E. Si 161 membres d’équipage disparaissent dans le naufrage, 798 sont sauvés.

Le 12 août, en Allemagne, c’est l’enthousiasme et le soir même, les nouvelles qui parviennent à bord du sous-marin apprennent à Rosenbaum qu’il est décoré de la Croix de Chevalier. C’est la fête pour le capitaine et l’équipage de l’U-73. Le 5 septembre, l’U-Boot rentre à sa base et son capitaine reçoit la RK sur le pont même de son bâtiment. Pour Rosenbaum, c’était la dernière patrouille.

Envoyé en congé dans ses foyers, le Kapitänleutnant est invité à une important réception à Neustadt (Holstein) où son épouse Gertrude et leurs filles Heidemarie et Ingetraut l’attendent.

Il retourne à la 29. U-Flottille qu’il commande par intérim, avant de recevoir le commandement effectif de la 30. U-Flottille dans la Mer Noire le 1er octobre 1942. Au même moment, il est promu Asto (pour Admiralstabsoffizier ou officier de l’amirauté) auprès du Stab Admiral Schwarzes Meer (E-M de l’Amiral de la Mer Noire). Rosenbaum considère son commandement de la 30ème Flottille non sans un certain enthousiasme.

L’E-M de la flottille est stationné à Constanza (Roumanie), tandis que ses bases de ravitaillement sont Sébastopol et Feodossia (Ukraine). Le déploiement des six Types II B (v. à ce sujet “L’U-18 – Le Navire de la Mer Noire à l’Etoile Rouge“ dans le présent numéro), n’est guère facilité par les nombreuses zones où la mer est peu profonde.

Les U-Booten s’en prennent essentiellement au trafic maritime ravitaillant les côtes caucasiennes et les estuaires. Rosenbaum est très apprécié de ses hommes car c’est un officier sur lequel on peut compter, toujours de bonne humeur et ne s’embarrassant pas de ce formalisme rigide que d’autres affectionnent.

En mai 1944, Rosenbaum est à la tête de la 30. U-Flottille depuis plus d’un an et demi. Au début de ce mois, il essaie d’organiser un vol de retour au pays, en partie pour y célébrer son 31ème anniversaire le 11 mai.

Dans la soirée du 9 mai, Rosenbaum apprend qu’il peut embarquer à bord d’un Junkers Ju 52 reliant Mamia (côte roumaine) à Berlin le lendemain. L’officier a donc le temps d’organiser une petite fête d’anniversaire avec ses hommes. Le 10 mai, comme convenu, il monte à bord du Ju 52 (PH + OI, WNr. 3225) rattaché à l’escadrille aéropostale de la Marine.

Au total, 15 personnes embarquent à bord du trimoteur, dont un équipage de Ju 52 tentant de regagner l’Allemagne. Le Junkers décolle de Mamia entre 5 et 6 heures du matin. Les conditions météo sont bonnes. Assis sur les bagages, les passagers s’assoupissent. Après une escale à Bucarest pour ravitailler en carburant, le Ju 52 reprend l’air pour Arad. Là, il se pose afin de compléter ses réservoirs, puis redécolle.

La plupart des passagers lisent ou dorment quand des branches d’arbres griffent soudain les flancs ondulés de l’avion. Le bruit réveille l’Oblt.z.S. Mertineit, un capitaine de R-Boot assis à côté de Rosenbaum. Avant que le marin ait pu réaliser ce qui se passait, l’avion s’écrase au sol et explose. Le Ju 52 s’est engouffré dans une nappe de brouillard et vient de percuter le sommet d’une montagne 9 km au nord-ouest de Polet (Roumanie).

L’impact a éjecté Mertineit hors de la carcasse, il est blessé mais il survivra comme six autres passagers. Assis à gauche, juste derrière le cockpit, Helmut Rosenbaum n’est pas au nombre des survivants.

Après avoir survécu à tant de périls en mer, il vient de mourir dans les débris d’un avion. Au total, 10 militaires périssent dans le crash, dont deux membres de l’équipage. Le brouillard dissipé, on découvre qu’il manquait à peine 20 mètres auJunkers pour éviter la montagne: le sillon qu’il a creusé en s’écrasant se termine juste sous le sommet. Deux jours plus tard, les six marins tués dans l’accident sont enterrés au cimetière militaire d’Orsova, à une vingtaine de kilomètres du site du crash. C’est là que repose Helmut Rosenbaum, bien loin de cette mer qui aura tant influencé sa vie.


Date de création : 17/01/2010 @ 19h42
Dernière modification : 01/03/2014 @ 12h38
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